Les verres de lunettes, tout comme les lentilles de contact, travaillent selon les mêmes principes optiques par lesquels les rayons lumineux sont focalisés ou divergés. Ils peuvent ainsi être guidés.

 

 

La nature des matériaux (verre minéral ou organique) n’a, fondamentalement, que peu d’influence sur l’optique physique. Les deux matériaux ont chacun leurs avantages.

Verres minèraux

  • Grand domaine d’indices de réfraction, de n = 1,5 à n = 1,9: Possibilité de corriger avec des verres minces également des amétropies fortes

  • Grande dureté des surfaces: Très résistant aux rayures, donc bonne longévité du verre

  • Bonne fusion des différents matériaux: Pas de rebord pour les verres bifocaux et trifocaux

  • Bonne possibilité de collage des matériaux: Possibilité de verres multicouches (= plusieurs couches de verre superposées) et segments de vision de près collés, par exemple en cas d’effets prismatiques différents pour près et loin.

Verres organiques

  • Domaine d’indices de réfraction de n = 1,5 à n = 1,74: Possibilité de corriger des amétropies plus fortes à l’aide de verres relativement minces

  • Faible poids spécifique: Les lunettes sont légères et agréables à porter

  • Grande résistance à la casse: Particulièrement appropriés pour le sport et les lunettes d’enfants

  • Faible dureté de la surface: Une couche durcie est nécessaire pour atteindre une dureté semblable à celle du verre minéral

Sphérique (1) & asphérique (2)

Les verres ou lentilles sphériques sont identiques dans toutes les dimensions. Si la courbure est différente entre surfaces antérieure et postérieure, on parlera de verres, resp. lentilles asphériques. Ce type de verre est plus mince et léger.

A effet optique identique, c’est l’indice de réfraction (n) d’un verre qui décide des épaisseurs centrale et du bord. Il est dépendant de la composition du matériau du verre: les substances additives dans les matériaux permettent d’atteindre des indices de réfraction plus élevés. Pour les verres forts, cela peut occasionner une légère dispersion au bord du verre. La plupart du temps celui-ci n’est toutefois pas perçu comme une gêne (comme les effets de couleurs pour les vases en cristal).