La cornée a une grande influence pour une reproduction précise sur la rétine de ce qui a été vu. L’orthokératologie utilise cette circonstance dans le sens qu’elle forme la couche superficielle de la cornée quasi en une lentille. A la différence des méthodes chirurgicales, l’oeil n’est pas modifié durablement. La forme obtenue à l’aide de lentilles spéciales portées durant la nuit ne subsiste qu’un à deux jours, après quoi la cornée retrouve sa forme initiale. Avec un port régulier (en général durant le sommeil), l’acuité visuelle reste très stable, jour et nuit. Celui qui est faiblement à moyennement myope (jusqu’à -3/-3,5 dioptries) et qui n’a pas un astigmatisme important peut, à l’aide de lentilles ortho-K, vivre toute sa vie sans autre aide visuelle. A part les lentilles spéciales pendant la nuit, avec lesquelles on voit par ailleurs aussi, pas de lunettes, pas de lentilles.

L’orthokératologie, connue depuis des dizaines d’années, était longtemps un procédé lourd et pénible. Du temps des lentilles rigides, perméables aux gaz, disponibles à l’époque, plusieurs « modelages » différents étaient nécessaires pour réaliser progressivement une autre surface de l’oeil. Cela dura de nombreux mois avant de toucher au but. Pour les lentilles, les matières synthétiques modernes perméables à l’oxygène, avec une technique de mesures assistée par ordinateur, ont énormément activé le procédé. La forme de la cornée est analysée et mesurée sur plus de 20.000 points, avant (après examen d’une série d’autres facteurs) de définir le degré de modélisation. Les lentilles ortho-K aplatissent le centre de la cornée entre 3 et 30 micromètres. En comparaison: Un cheveux a une épaisseur de 125 micromètres. La correction visuelle ortho-K est entièrement réversible. Si l’on renonce aux lentilles nocturnes, la cornée reprend sa forme initiale en un rien de temps.

Indication lors de:

  • myopie faible à moyenne et peu d’astigmatisme

Contre-indication lors de:

  • hypermétropie

  • pathologie de l’oeil sec

  • infections oculaires

  • modification pathologique de la forme de l’oeil

  • maladies systémiques telles que le diabète, Rheuma